Internet, 5eme puissance économique du monde en 2016

Data Fichiers
Internet, 5eme puissance économique du monde en 2016
20 Mars 2012
Si le réseau internet était un pays, il serait en voie de devenir la cinquième puissance économique du monde en 2016, derrière seulement les Etats-Unis, la Chine, le Japon et l'Inde, et devant l'Allemagne, selon une étude du cabinet de stratégie Boston Consulting Group.

Dans quatre ans, il y aura 3 milliards d'internautes dans le monde, contre 1,9 milliard en 2010 et l'économie internet devrait représenter 4.200 milliards de dollars dans les pays du G20, contre 2.300 milliards de dollars en 2010, prédit BCG dans son rapport publié lundi.

Cet essor est porté par deux tendances de fond: l'accès à internet sur appareils portables et l'internet "social", où la navigation est largement guidée par affinités: "dans le monde en développement en particulier, beaucoup de consommateurs vont 'directement au social'", explique cette étude, fruit de trois ans d'enquêtes menées dans une cinquantaine de pays.

Parmi les pays du G20, le Royaume-Uni est largement en tête pour ce qui est de la contribution d'internet à l'économie globale du pays: internet devrait représenter en 2016 12,4% du produit intérieur brut (PIB), faisant bien mieux que la Corée du Sud, 2e, (8%), l'Europe des 27 en général (5,7%), les Etats-Unis (5,4%), le Canada (3,6%) ou la France (3,4%). En Chine, où la population d'internautes explose, le réseau internet devrait représenter 6,9% du PIB.

BCG note enfin qu'internet est un atout pour les entreprises: "dans plusieurs pays, dont la Chine, l'Allemagne, la Turquie et la France, les petites et moyennes entreprises qui ont des relations actives avec les consommateurs sur internet ont vu leurs ventes progresser plus vite que celles des entretprises avec peu ou pas de présence sur internet, avec une différence représentant jusqu'à 22 points de pourcentage", selon BCG.

"En encourageant les entreprises à se mettre à internet les pays peuvent améliorer leur perspectives en termes de concurrence et de croissance", a conclu un co-auteur du rapport, Paul Zwillenberg, associé chez BCG.